Exemples de cas

La Partie A appelle le bureau pour utiliser le service. Lorsqu’une médiatrice la rappelle pour prendre rendez-vous, le problème est déjà réglé.

Peut-être que le fait de savoir que le service existe, que de l’aide est possible ou d’avoir posé un geste d’intention vers une résolution, a incité la partie A à parler à l’autre partie B ou à trouver une solution pour elle-même.

La Partie A nous appelle pour des informations et après un échange téléphonique, elle décide de ne pas aller plus avant dans le processus. D’autres fois, nous rencontrons la Partie A. Elle nous explique sa situation de long en large. On ne fait que poser des questions de clarification. Et finalement, sans influence de notre part, elle décide de ne pas aller de l’avant, qu’elle peut s’accommoder de la situation.

On a alors l’impression que tout ce qu’avait besoin la Partie A c’est d’une écoute qui lui permette de sortir de son état émotionnel, de voir la situation sous une autre perspective, dégagée des émotions ou des peurs. Il arrive aussi qu’en nous expliquant la situation, la partie A ressente le besoin de mieux documenter les faits avant d’aller plus loin. Ou encore elle consulte d’autres ressources plus appropriées.

La partie A nous contacte et lors du rendez-vous nous apprenons que la partie B a fait une plainte de sorte que la police interdit à la partie A de lui parler. Lorsque la partie A a demandé à la policière : Que faire pour informer la Partie B que ses lumières la nuit tombent pile sur ma fenêtre et nuisent à mon sommeil? La policière lui a recommandé notre service.

Nous contactons la Partie B mais cette dernière refuse complètement de parler à la partie A. Toutefois, les deux Parties acceptent qu’on serve de courroie de transmission, i.e. qu’on transmette le message d’une partie à l’autre ainsi que la réponse, lorsque c’est approprié. Évidemment c’est une approche qui peut aider mais qui demeure limitée dans le sens qu’on transmet uniquement le message et qu’on ne peut répondre directement aux questions qu’il pourrait susciter.

Lors de notre rencontre, la partie A se plaint de mauvaises odeurs venant de chez la Partie B. Quand on appelle la partie B, elle nous demande ce que veut la partie A bien entendu. Lorsqu’on lui mentionne les odeurs, elle comprend tout de suite. Elle nous répond que la situation sera réglée dans quelques jours. Pas plus compliqué !

Il arrive que la partie A redoute d’aller parler à la partie B, soit parce qu’elles ne se connaissent pas et donc ne savent pas comment l’autre va réagir ou parce qu’elles ont eu des différends dans le passé qui ne se sont pas bien terminés. Notre contribution, même si c’est juste un appel téléphonique peut être suffisante pour régler les tensions.

La partie A arrive à notre première rencontre avec une liste de doléances où elle est la victime incontestable de la mauvaise volonté de la Partie B. Puis nous rencontrons la partie B qui arrive avec une liste similaire mais cette fois-ci c’est la partie B qui est la victime. Par exemple, l’une se plaint de la musique pendant que l’autre se plaint des cris des enfants. Un problème récent, anodin en apparence, n’est parfois que la goutte qui fait déborder le vase. Et on découvre alors pleins d’autres griefs de part et d’autre.

Finalement, nous les modératrices, nous ne pouvons pas décider qui a tort ou raison mais seulement les encourager à voir le point de vue de l’autre et de trouver des solutions. Les enfants vont crier moins fort, les fenêtres seront fermées pour minimiser le bruit de la musique. C’est un geste de bonne volonté, un bon début. Les deux parties s’entendent sur la façon dont elles vont gérer leurs futures plaintes, s’il y en a d’autres !

La Partie A se plaint de l’animal de la Partie B (il jappe ou bien il fait ses besoins dans les platebandes, etc). La Partie B refuse la médiation car l’animal devra bientôt être euthanasié pour des raisons de santé. Il arrive que la Partie B déménage ou que ce soit la Partie A, en cours du processus.

Une ou les deux Parties peuvent tirer une certaine satisfaction de ce genre de résolution de conflits. Ont-elles manqué une occasion d’apprendre? Quand on apprend à régler un conflit de la bonne façon, c’est beaucoup de conflits mieux gérer dans le futur.